Quel syndic pour une petite copropriété ?

Quel syndic pour une petite copropriété ?

Dernière modification le 18 novembre 2022

Les petites copropriétés sont régies par des règles bien différentes de celles des copropriétés classiques. Entrées en vigueur depuis le 1er juin 2020, ces réglementations visent à simplifier la gestion de ces petites copropriétés. Et l’une de ses règles, c’est l’obligation de la désignation d’un syndic.

Reste à savoir maintenant, quel syndic choisir. Nous nous proposons de vous présenter les différents types de syndic ainsi que leur tarif. Mais avant cela…

C’est quoi une petite copropriété ?

 Les petites copropriétés sont des bâtiments de taille moyenne, formés de cinq lots au plus à usage de bureau, de logement ou de commerce. Le plus souvent, on n’y trouve pas de gardien ni d’ascenseur ce qui fait que les charges y sont plutôt légères. Les dépenses en rapport avec l’entretien ne dépassent pas en moyenne 15 000 euros, et cela, sur une période de 3 exercices consécutifs.

Les petites copropriétés sont libres de constituer ou non un conseil syndical. À partir du moment où un immeuble est inclus, la formation du conseil syndical devient non obligatoire et la décision revient aux copropriétaires. Ce conseil syndical a pour fonction d’accompagner et de soutenir le syndic sans ses tâches.

Quel syndic pour petite copropriété ?

En petite copropriété, il existe différents types de syndic. L’arrêté du 10 juillet 1965 oblige toutes les copropriétés, et ce, quel que soit leur taille, d’être gérée par un syndic.

Le syndic professionnel

Il s’agit d’une société tierce qui propose des services de gestion d’immeuble contre des honoraires. Il peut s’agir d’une personne physique ou morale.

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Avantages

  • Il offre un cadre légal rassurant.
  • Les copropriétaires n’ont aucune charge de travail.
  • Il est constitué de personnes n’appartenant pas à la copropriété, ce qui permet de limiter les conflits d’intérêts.

Inconvénients

  • Honoraires élevés et facturation abusive des frais annexes.
  • Travaille uniquement dans son intérêt.
  • Les gestionnaires ne sont pas réactifs.

Le syndic bénévole

Il est formé par l’un des copropriétaires qui est préalablement désigné lors d’une assemblée générale. C’est lui qui se chargera de gérer la copropriété. C’est une solution qui a été trouvée pour se passer des syndics professionnels et de leurs lourdes charges.

Avantages

  • Réduction des charges des honoraires du syndic professionnel.
  • Carte professionnelle non-obligatoire
  • Pas d’obligation de garantie financière.
  • Agit dans l’intérêt de la copropriété.

Inconvénients

  • Les charges de travail peuvent peser sur le copropriétaire gestionnaire.
  • Des conflits d’intérêts peuvent surgir.

Le syndic coopératif

Le syndic est une dérivée du conseil syndical. Ici, ce sont des copropriétaires qui forment le syndic de copropriété. Il a un président de comité syndical qui, assisté d’autres membres du conseil syndical, agit en qualité de syndic.

Avantages

  • Réduction des charges des honoraires du syndic professionnel.
  • Agit dans l’intérêt de la copropriété.

Inconvénients

  • Risques de conflits d’intérêts.
  • Les charges de travail peuvent peser sur les copropriétaires gestionnaires.

Quel est le tarif d’un syndic de petites copropriétés ?

Le tarif du syndic de petite copropriété ne doit pas être mélangé avec les charges de la copropriété. Les honoraires du syndic ne sont qu’une partie des charges qui reviennent aux copropriétaires en fonction de leurs tantièmes.

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Les honoraires du syndic professionnel s’établissent à partir d’un tarif par copropriétaires. Ces honoraires étant liés à un forfait annuel. La moyenne est de 120 à 200 € l’année et par copropriétaire. Cela représente à peu près un peu plus de 10 % du montant total des charges de la copropriété.

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